Frédéric Pichon : L'Irak est un des pays du Moyen Orient qui intéresse beaucoup le Vatican. Comme au Liban, les chrétiens y sont majoritairement catholiques. Historiquement, l'Eglise est implantée là-bas depuis longtemps, des missions dominicaines ont été envoyées dès le début du 19e siècle. L'exode massif des chrétiens de Mossoul et la tentative de nettoyage ethnique par l'Etat islamique a provoqué une prise de position inhabituelle de la part du Vatican, à savoir, approuver des frappes aériennes. Ce dernier pense qu'il n'y a pas de dialogue possible. Alors qu'en temps normal il privilégie systématiquement le dialogue, la situation est tellement dangereuse pour les chrétiens d'Irak que le Saint-Siège n'a d'autre choix que d'adopter une position tranchée. Un mal pour un bien.
Gérard Leclerc : Il paraît évident que pour le Vatican c'est un tournant. Tournant qui s'explique par la gravité de la situation pour les chrétiens et les autres minorités. Ils sont pourchassés, forcés de quitter leurs maisons, sans qu'on sache toujours bien ce qui se passe sur place. Ce que l'on sait en revanche, c'est l'ambition de l'Etat islamique de supprimer toute présence chrétienne dans la région. L'approbation du Vatican s'explique par cette réalité. Cela peut surprendre, effectivement, c'est en rupture avec la doctrine exprimée et la pratique de la diplomatie à laquelle nous avions été (...)lire la suite sur Atlantico
L'Europe à l'épreuve de l'Irak : Français, Britanniques ou Allemands, pourquoi 60 ans de construction européenne n'ont pas unifié d'un iota les tempéraments nationaux
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Irak : les miliciens de l'Etat islamique n'ont pas torturé et décapité des chrétiens
https://fr.news.yahoo.com/chr-tiens-d-irak-mille-pi-ges-s-074537509.html
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