Ce qui se joue aussi, c'est le contrôle de la bande de Gaza.
Hébron, Cisjordanie
Muhammad Elias Abou Eisheh parle avec ses mains, ponctue chaque déclaration en cognant sa paume de son poing. L'homme est trapu; sa barbe épaisse commence à blanchir. Il boîte légèrement. Il semble vaguement étonné de ne pas encore avoir été arrêté par les Israéliens, comme l'ont été de nombreux membres de sa famille: «C'est parce que je suis un bon à rien», plaisante-t-il en se fendant d'un petit sourire -le seul de notre visite.
Nous sommes dans les ruines de la maison d'Amer Abou Eisheh, l'un des présumés agents du Hamas qu'Israël accuse d'être responsables de l'enlèvement et du meurtre de trois adolescents israéliens le 12 juin -évènement qui a marqué le début des violences actuelles. Le mur extérieur du deuxième étage a été emporté par une explosion; le feu a couvert de suie le sol et le plafond. Les escaliers semblent avoir été détruits à coups de marteaux, comme si on avait cherché un compartiment secret. On a brûlé une pile de matelas et d'appareils électroménagers devant la maison. L'oeuvre de soldats israéliens, explique Muhammad: ils auraient réduit la maison en pièces pour trouver des informations qui pourraient leur permettre de retrouver son neveu Amer. La maison avait été retournée sens dessus dessous par la police pendant l'enquête sur les responsables du meurtre des adolescents, mais Amer Abou Eisheh et l'autre suspect, Marwane Qawasmeh, n'ont toujours pas été retrouvés même si les Israéliens disent avoir arrêté le cerveau présumé de l'assassinat.
«Ils disent qu'[Amer] est du Hamas, et ce juste parce qu'il prie. C'est bien de défendre sa religion. Si le Hamas est populaire depuis sa création, c'est parce qu'il est religieux», explique Muhammad.
Mais le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dont le mouvement politique (le Fatah) contrôle la Cisjordanie, ne (...) Lire la suite sur Slate.fr
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