Alexandre Melnik : D'abord, je salue le volontarisme, dont la diplomatie française a fait preuve, en invitant aux commémorations du Débarquement le président Petro Porochenko, qui vient de gagner, à la régulière, une élection, ayant démontré la vitalité de la jeune démocratie ukrainienne, sortie de Maïdan.
Sa présence, dans ce contexte, a été d'autant plus légitime que l'Ukraine, en tant qu'ancienne république fédérée de l'ex-URSS, a subi, après la Biélorussie, les plus lourdes pertes, en proportion de sa population, pendant la Deuxième Guerre mondiale (16,3% de sa population totale contre 13% pour la Russie). Ne pas inviter l'Ukraine en Normandie reviendrait à persister dans l'erreur géopolitique, en faisant l'amalgame entre l'Union Soviétique et la Russie, alors que cette dernière ne doit pas être considérée, au détriment des autres pays - membres de l'ancienne URSS, comme l'unique héritière de l'Armée rouge, qui a, incontestablement, apporté sa puissante contribution à la victoire contre l'Allemagne nazie.
Vu sous cet angle, la rencontre, organisée par la France entre Vladimir Poutine et son homologue ukrainien, constitue, à mon avis, la plus grande réussite de la diplomatie française, dans le cadre des commémorations, car elle signifie, en substance, la reconnaissance par le Kremlin de la légitimité du nouveau président ukrainien. Cette légitimité – la pierre angulaire de tout dialogue qui vaille - que Moscou s'obstinait, auparavant, à dénier aux nouvelles autorités de Kiev, (...)lire la suite sur Atlantico
Souper entre François Hollande et Vladimir Poutine à l'Elysée : le chef du Kremlin n'a pas eu droit au tapis rouge
La diplomatie française, otage des pétromonarchies
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